La durée d'un match de rugby à XV est fixée à 80 minutes au plus, en deux mi-temps de 40 minutes, auxquelles s'ajoute le temps perdu. La pause ne dépasse pas 15 minutes, et la période ne s'achève qu'au premier ballon mort après la sirène.
Un match de rugby à XV compte deux mi-temps de 40 minutes au plus, plus le temps perdu, et une pause de 15 minutes au maximum. Le chronomètre s'arrête pour les blessures et les consultations d'arbitrage. Une mi-temps ne se termine qu'au premier ballon mort après l'expiration du temps, avec plusieurs exceptions prévues par la loi 5 de World Rugby.
Sur le papier, la réponse tient en un chiffre : 80 minutes. Dans un stade, pourtant, personne ne quitte sa place au bout d'une heure et vingt minutes. Entre la pause, les arrêts pour blessure, les consultations de l'arbitrage vidéo et la règle qui laisse l'action se poursuivre après la sirène, l'écart entre le temps réglementaire et le temps vécu est l'un des traits les plus marqués de ce sport.
Tout part d'un texte unique, la loi 5 du règlement international que World Rugby, la fédération mondiale, tient à jour. Elle fixe les durées, dit qui tient le chronomètre, énumère les arrêts autorisés et décrit avec précision le moment où une mi-temps prend fin.
La durée d'un match de rugby selon la loi 5
Le premier article de la loi 5 est court : un match dure 80 minutes au plus, plus le temps perdu, réparties en deux mi-temps de 40 minutes au maximum chacune. Le mot « maximum » compte : les 40 minutes sont un plafond de temps de jeu effectif décompté, pas une durée minimale qu'il faudrait atteindre à tout prix.
À ces 80 minutes s'ajoute le temps perdu : celui pendant lequel le chronomètre a été arrêté sur décision de l'arbitre. Il n'y a donc pas, comme au football, de temps additionnel annoncé sur un panneau à la fin de chaque période ; au rugby à XV, le décompte s'interrompt pendant certains arrêts, puis reprend.
| Élément | Ce que prévoit la loi 5 |
|---|---|
| Temps de jeu | 80 minutes au plus, en deux mi-temps de 40 minutes au maximum |
| Temps perdu | Ajouté aux 80 minutes |
| Pause de la mi-temps | 15 minutes au plus, durée fixée par l'organisateur |
| Arrêt pour blessure | Jusqu'à une minute, davantage pour un joueur gravement blessé |
| Pause d'eau | Deux minutes, par temps exceptionnellement chaud ou humide |
| Prolongation | Seulement en cas d'égalité dans un match à élimination directe, si l'organisateur l'autorise |
Une pause de 15 minutes au plus
La mi-temps elle-même, c'est-à-dire l'interruption entre les deux périodes, ne dépasse pas 15 minutes. C'est l'organisateur de la compétition qui en fixe la durée exacte dans cette limite. Les joueurs et les officiels peuvent quitter l'enceinte de jeu pendant ce temps, ce qui explique le retour aux vestiaires que l'on voit dans les grands stades.
Les règlements particuliers de chaque compétition peuvent préciser ces points ; pour un championnat donné, c'est le règlement de l'organisateur qui fait foi pour la durée exacte de la pause.
Des matchs plus courts hors du niveau international
L'article 5.3 ouvre une porte importante pour le rugby amateur : dans les matchs non internationaux, l'organisateur peut réduire la durée de la rencontre. S'il ne l'a pas fait, les deux équipes s'entendent sur une durée ; si elles n'y parviennent pas, l'arbitre tranche. C'est ce qui permet aux catégories de jeunes, aux tournois et aux rencontres loisir de jouer des périodes plus courtes sans sortir du cadre des lois.
Qui tient le temps d'un match de rugby
Le chronomètre appartient d'abord à l'arbitre. Il peut toutefois déléguer cette tâche à l'un ou aux deux juges de touche, à un chronométreur officiel, ou aux deux à la fois. Dans ce cas, il leur signale chaque arrêt et chaque reprise du décompte. Sans chronométreur officiel, et en cas de doute sur le temps écoulé, l'arbitre consulte d'abord ses juges de touche, puis d'autres personnes seulement si ceux-ci ne peuvent pas l'aider.
Au plus haut niveau, le temps est généralement affiché dans le stade et la sirène marque l'expiration des 40 minutes. Mais cette sirène ne met pas fin à la mi-temps : elle signale seulement que le temps est écoulé.

Pourquoi le temps de jeu au rugby déborde des 80 minutes
Trois mécanismes expliquent qu'un match dure nettement plus longtemps que son temps réglementaire.
Les arrêts qui stoppent le chronomètre
La loi 5 autorise l'arbitre à arrêter le temps dans deux cas. Le premier est la blessure d'un joueur : l'arrêt peut aller jusqu'à une minute, et l'arbitre peut accorder plus de temps pour évacuer un joueur gravement blessé. Le second est la consultation avec d'autres officiels, ce qui couvre notamment les échanges avec l'arbitrage vidéo lorsque la compétition en dispose. Chaque séquence de vérification d'un essai ou d'un geste dangereux s'ajoute donc à la durée totale.
Le temps accordé quand le ballon est mort
Une fois le ballon mort, l'arbitre peut aussi accorder du temps pour quatre raisons énumérées : le remplacement de joueurs, le remplacement ou la réparation d'un vêtement, un lacet à renouer et la récupération du ballon. Ces interruptions, souvent brèves, se répètent tout au long d'une rencontre.
Par temps exceptionnellement chaud ou humide, l'arbitre peut en outre accorder une pause d'eau de deux minutes, de préférence vers le milieu de la période, après un score ou quand le ballon est mort près de la ligne médiane. Dans des conditions extrêmes, des pauses plus longues et une mi-temps allongée sont possibles, selon les recommandations de World Rugby sur la chaleur.
La sirène ne coupe pas l'action
C'est la particularité la plus visible pour le spectateur. Selon l'article 5.7, la mi-temps se termine lorsque le ballon devient mort après l'expiration du temps. Tant que l'action se poursuit, le jeu continue : une équipe qui garde le ballon peut enchaîner les temps de jeu plusieurs minutes après la sirène, à condition de ne pas commettre de faute et de ne pas laisser le ballon sortir ou devenir mort.
Les cas où la mi-temps continue après le temps écoulé
L'article 5.7 prévoit plusieurs exceptions : même si le ballon devient mort après la sirène, la période ne s'achève pas dans les situations suivantes.
- Une mêlée, une touche ou un coup de pied de relance a été accordé avant la fin du temps et n'est pas terminé, le ballon n'étant pas revenu en jeu courant. Une reprise mal exécutée ne met pas fin à la période.
- L'arbitre accorde un coup franc ou une pénalité : l'équipe bénéficiaire peut encore jouer.
- Une pénalité tapée en touche sort sans avoir été jouée ni touchée par un autre joueur : la touche qui en résulte est jouée.
- Un essai a été marqué : l'arbitre accorde le temps nécessaire pour la transformation.
- Le jeu a été arrêté pour la sécurité des joueurs et doit reprendre par une mêlée.
Ces exceptions expliquent les fins de match où une équipe menée obtient pénalité sur pénalité après la sirène et garde l'espoir d'un essai décisif.

La transformation et le « no kick »
L'article 5.8 encadre le cas de l'essai marqué. L'équipe qui a marqué peut tenter la transformation ou y renoncer. Pour renoncer, un joueur l'indique à l'arbitre en disant « no kick » après l'attribution de l'essai. Si la transformation est tentée ou refusée avant la fin du temps, l'arbitre fait jouer le coup de pied de relance. Lorsqu'elle est tentée, le temps est compté à partir du moment où le botteur frappe le ballon.
Le « no kick » sert surtout quand le temps presse : en renonçant à une transformation, une équipe menée économise les secondes qui lui permettront de rejouer un ballon avant la sirène.
Du coup d'envoi au coup de sifflet final : le temps passé en tribune
En additionnant les éléments prévus par la loi, on obtient un ordre de grandeur. Les 80 minutes de jeu décompté et une pause de 15 minutes au plus donnent déjà 95 minutes. S'y ajoutent les arrêts pour blessure, les consultations d'arbitrage, les remplacements, les éventuelles pauses d'eau et les actions qui se prolongent après la sirène. Le temps passé en tribune dépasse donc largement la durée réglementaire, et l'écart varie d'un match à l'autre selon le nombre d'interruptions.
La comparaison avec d'autres sports collectifs éclaire ce fonctionnement. Le handball, avec ses deux périodes au chronomètre arrêté, ou le basket et ses 40 minutes au chrono reposent sur un temps décompté avec précision ; le rugby à XV, lui, combine un temps décompté et une fin de période qui dépend de l'état du ballon. Le football américain, dont les règles d'essais et de yards gèrent aussi le temps de façon très codifiée, montre une troisième logique.
Prolongations et arrêt du match
La loi 5 ne prévoit de prolongation qu'en cas d'égalité dans un match d'une compétition à élimination directe, et seulement si l'organisateur l'a autorisée. La durée et le déroulement de cette prolongation relèvent donc du règlement de la compétition, pas des Lois du jeu elles-mêmes. Un match de phase de poules ou de championnat peut ainsi se terminer sur un score nul.
Enfin, l'article 5.10 donne à l'arbitre le pouvoir d'arrêter ou de suspendre le match à tout moment s'il estime que poursuivre le jeu serait dangereux : orage, terrain impraticable, problème de sécurité. La suite à donner à une rencontre interrompue relève elle aussi de l'organisateur.
Questions fréquentes
Quelle est la durée d'un match de rugby à XV ?
Le temps de jeu est de 80 minutes au plus, en deux mi-temps de 40 minutes au maximum, auxquelles s'ajoute le temps perdu. La pause entre les deux périodes ne dépasse pas 15 minutes.
La pause de la mi-temps au rugby dure-t-elle 15 ou 20 minutes ?
La loi 5 de World Rugby fixe un maximum de 15 minutes, et l'organisateur choisit la durée exacte. Un autre chiffre annoncé pour un championnat ne peut venir que du règlement propre à cette compétition, qui fait alors foi.
Pourquoi le match continue-t-il après la sirène ?
Parce qu'une mi-temps ne se termine qu'au premier ballon mort après l'expiration du temps. Une pénalité, une mêlée ou une touche accordée avant la fin, ou un essai à transformer, prolongent encore la période.
Le chronomètre s'arrête-t-il au rugby ?
Oui, pour une blessure (jusqu'à une minute, davantage pour un joueur gravement blessé) et pour une consultation avec d'autres officiels. L'arbitre peut aussi accorder du temps pour un remplacement, un vêtement, un lacet ou la récupération du ballon.
Y a-t-il des prolongations au rugby ?
Uniquement en cas d'égalité dans un match à élimination directe, si l'organisateur l'a prévu. Leur durée dépend du règlement de la compétition.
Un match amateur peut-il durer moins de 80 minutes ?
Oui. Hors matchs internationaux, l'organisateur peut réduire la durée ; à défaut, les équipes se mettent d'accord, et l'arbitre décide si elles n'y parviennent pas.
World Rugby, Lois du jeu, loi 5 : le temps. Consultées le 1 nov. 2026.





